Nous sommes à bord !
SAMEDI 19 MAI :
Montée des véhicules en fin de matinée, l’ascenseur fonctionne et Pierre à fait tous les transbordements jusqu’à notre cabine, j’ai tout rangé, nous sommes chez nous pour 4 semaines on l’espère maximum. Nous aurons tout de même des escales à PARANAGUA, SANTOS, RIO, DAKAR, puis en mer du Nord à EMDEN et enfin HAMBOURG. Nous avons de quoi nous occuper, le tri de toutes les photos, deux albums, un DVD à faire. A notre retour nous aurons tant d’autres choses qui nous attendent ....
Salut à tous......
MONTEVIDEO
VENDREDI 18 MAI :
Adieux émus hier soir avec LUIS et BETTY, tout le monde avait la larme à l’œil. Les reverrons nous ? Luis compte bien que nous revenions un jour par avion pour nous emmener dans son paradis des oiseaux CORRIENTES. Il ne faut jamais dire jamais.
Après une nuit courte dans le quartier de MADERO, nous rejoignons le départ du ferry pour Montevideo en retrouvant CLAUDE et CHRISTIANE.
A l'arrivée de l'autre coté du Rio de la Plata nous avons encore devant nous une journée rocambolesque.
Nous stationnons sur le parking de la Douane,Paperasses, chien renifleur pour la drogue, mais il y a un hic de taille : Il n’y a jamais d’embarquement de voyageurs avec leur véhicule sur les cargos a partir de MONTEVIDEO. Un procès verbal est établi, et les douaniers urugayiens ont fait preuve de mansuétude car ils auraient très bien pu nous renvoyer à BUENOS AIRES ! L’opérateur de GRIMALDI sur place, censé s’occuper de nous n’en a eu cure et nous avons été abandonné à notre sort avec les autres voyageurs qui nous ont rejoint : un jeune étudiant portugais, un anglais et un autre français de Montpellier....
En fait nous avons fort bien compris que le commercial de BUENOS AIRES s’était tout bonnement débarrassé de nous. Mieux encore, le GRANDE FRANCIA n’accostant qu’à 19 heures au lieu des 18 heures escomptées, impensable d’embarquer pendant la nuit. Quant à l’avarie, elle a été réparée si rapidement que les autorités du Port ont émis l’idée qu’elle n’avait jamais existée. Il s’agirait tout simplement d’une entourloupe de GRIMALDI pour gagner du temps sur la logistique des ses autres bateaux. Le GRANDE FRANCIA vidant ses cales ici et repartant immédiatement sans escale à ZARATE. Nous allons donc regagner une semaine. Mais à 21 heures, pendant que les hommes traînaient autour du bateau en quête d’informations, les deux femmes (Christiane et moi) bavardant dans le camping car en attendant, nous avons été découvertes par un gardien qui nous a virées manu militari l’enceinte du port devant être vide de toute personne la nuit. Sortez sans rien emporter immédiatement, et le monsieur ne plaisantait pas. J’ai eu le temps tout de même de prendre mon sac, d’enfiler ma doudoune plus celle de Pierre et de prendre devinez quoi ? Ma trousse à maquillage ! Quelle réflexe.... Nous avons retrouvé les hommes qui se sont fait engueuler pour nous avoir laissées si longtemps seules et nous avons rejoint un Hôtel 4 étoiles tout près du port non sans s’offrir au frais de GRIMALDI, la dernière PARILLADA du voyage.
montevideo
Nous sommes arrivés sans problèmes à Montevideo à Midi. Déjeuner en ville et maintenant nos attendons le GRANDE FRANCIA pour embarquer, théoriquement ce soir.
On embarque. Peut-être......
JEUDI 17 MAI :
Pierre est parti tôt ce matin pour négocier avec notre compatriote Claude, auprès de la Cie GRIMALDI. Il vient de revenir de BUENOS AIRES et sous toutes réserves les choses devraient se dérouler de la façon suivante : Nous devrions embarquer à partir de 6 heures demain matin sur un ferry qui nous conduira à MONTEVIDEO où nous attendrons l’arrivée du GRANDE FRANCIA qui n’est toujours pas au port ! Si tout se passe bien, après la montée de nos véhicules, nous prendrons possession de nos cabines et une nouvelle attente débutera car tout sera mené de front : le débarquement des véhicules en soute, la réparation de l’hélice par un super technicien venu de NEW YORK qui supervisera le travail des mécaniciens de l’équipage, et l’embarquement du fret destiné à l’Europe. Je n’oublie pas les infortunés passagers qui depuis 10 jours doivent avoir les nerfs à vif et seront heureux de retrouver la terre ferme !
Donc vers 20 heures ce soir nous quitterons LUIS et BETTY et rejoindrons le parking d’embarquement pour être disponibles sur place demain matin. GRIMALDI prend en charge le déplacement en ferry, et les frais d’hôtels et de restaurants éventuels. Ces deux derniers points laisseraient ils augurer un séjour à MONTEVIDEO ? Heureusement une fois de plus nous avons la chance de nous trouver avec un couple bien, avec lequel il est plus aisé de faire face à une situation inattendue...
Après un voyage super, il fallait bien une dose supplémentaire de piment, nous sommes servis !
Et le canard était toujours vivant
MERCREDI 16 MAI :
« .....et le canard était toujours vivant », un vieux sketch, inconnu des jeunes générations, de Robert LAMOUREUX, décédé l’an dernier, qui racontait comment une famille essayait d’attraper un canard dans une salle à manger, en usant de tous les subterfuges. Mais chaque intervention infructueuse se terminait par : « et le canard était toujours vivant ! ». Le lien avec notre situation ? Un peu tiré par les cheveux je le reconnais, mais l’attente est longue et nous avons aussi l’impression de vivre quotidiennement « Un Jour sans fin... » (dixit le film avec le réveil de la marmotte).
Rubrique économie :
CRISTINA, la présidente argentine jugeant qu’il y a trop d’importations dans son pays, a décidé d’y mettre un sérieux coup de frein, mais, revers de la médaille elle paralyse du même coup ses exportations et il s’ensuit une belle pagaille dans les ports.
Donc, en ce moment même, plus de 50 cargos sont en souffrance devant la baie de Montévidéo, 36 000 véhicules stationnés à ZARATE ne peuvent embarquer, et 16 000 sont confinés dans les cargos en attente devant BUENOS AIRES, et autant dans ceux de MONTEVIDEO !
Dans la série des « emmerdes » maximum une collision sur le PARANA entre un cargo et un bateau pilote a fait 6 morts et paralysé le trafic qui se faisait déjà au compte gouttes ! Quant à notre GRANDE FRANCIA que l’on voit toujours tourner en rond sur l’écran de la Marine il est, en fait victime d’une avarie, ni plus ni moins que l’hélice défectueuse, il doit donc rejoindre le port de MONTEVIDEO pour réparation, mais quand, et pour combien de temps ?
Tout çà La société GRIMALDI se gardait bien de nous le raconter. Nos mails indiquant que nous commencions à trouver cette situation anormale restaient sans réponse, et nous ne recevions que des textes laconiques destinés à nous faire patienter.
Claude un français qui attend aussi le départ avec sa femme, est allé hier faire, du remue ménage dans les bureaux de l’armateur (qui subit des pertes astronomiques) et a obtenu de connaître les véritables raisons de cette attente. Nous savons enfin ce qui se passe réellement.
OH, MON BATEAU !
Le GRANDE FRANCIA est en rade de MONTEVIDEO depuis 10 jours..... et nous, nous sommes toujours dans un joli petit jardin dans la grande banlieue de BUENOS AIRES. LUIS et BETTY profitent bien de leurs amis français et nous présentent à toute leur parenté.... Malgré leur gentillesse, nous commençons à trouver le temps long et les messages de GRIMALDI ne nous apprennent pas grand chose, si ce n'est qu'il y a un grand embouteillage de cargos dans la baie de MONTEVIDEO, mais çà on le voit en consultant Internet : plus de 40 cargos évoluent à la vitesse de 0,3 noeuds ! Bon, vous comprendrez que cette chanson spirituelle et délicate colle parfaitement à notre état d'esprit du moment, on nous dira peut-être demain dimanche si nous avons une chance de partir dans la semaine !
http://www.youtube.com/watch?v=K1LZ60eMpiw
Embarquement
Ca y est l'embarquement est prévu pour demain matin 9h ( heure locale). Le GRANDE FRANCIA n'a que seulement une semaine de retard.
Pierre
BLOG
Voici notre dernier envoi. Demain nous saurons, je l'espère la date de l'embarquement.
A bientôt
Pierre
A BIENTÔT
SAMEDI 5 et jusqu’au départ, on ne sait quand, nous allons occuper le temps qui nous reste avec nos amis. Demain certainement, encore une dernière virée à BA le train dessert la capitale fédérale en 40 minutes. Le reste vous l’apprendrez de vive voix, car ce blog prend fin ici. Il nous a donné beaucoup de mal, (pas pour moi) mais pour Pierre, le choix des photos sur lesquelles nous n’étions pas toujours d’accord, et surtout les relations conflictuelles avec la wifi inexistante très souvent, ou lorsqu’elle existait prise d’assaut par des dizaines de jeunes qui ne possèdent pas le luxe de l’avoir chez eux. Résultat : un brouhaha insupportable et du matériel en piteux état dans les CYBER CAFE.
Bon, on verra comment procéder pour le prochain voyage qui n’est pas encore à l’ordre du jour... Bises et amitiés à tous, à bientôt.
Marie-Jo et Pierre.
TIGRE
VENDREDI 4 MAI :
Temps splendide, nous partons pour la journée à TIGRE (Solange et Michel et Michèle et loup en ont quelques beaux souvenirs pendant l’arrête à ZARATE en octobre !)... L’endroit est magnifique et très chic avec un petit air très british.
Bateau épicerie pour les habitants du delta du PARANA
C’est l’été indien
RAFAEL CASTILLO
JEUDI 3 MAI :
Le temps est au beau, je fais la tournée des commerçants avec BETTY toute fière de présenter son amie française. Effectivement RAFAEL CASTILLO à 45 kilomètres à l’ouest de la capitale, est une petite ville très agréable. Nos amis vont apprendre le soir qu’ils vont bien profiter de notre présence, car GRIMALDI nous annonce que le GRANDE FRANCIA a pris 4 jours de plus de retard. Au lieu du dimanche 6 supputé, ce sera plutôt un départ le mercredi 9 ou jeudi 10 mai, mais on n’aura pas droit au passage de ZARATE. On ne peut pas gagner à tous les coups !
Notre famille d’accueil croyait nous garder 3 ou 4 jours, c’est sans compter sur GRIMALDI LINES…..
PUERTO MADERO
MERCREDI 2 MAI :
2 Heures de transports pour rejoindre les bureaux de GRIMALDI ; nous faisons la connaissance de Christiane et Claude. Le courant passe immédiatement, nous déjeunons ensemble et repartons en milieu d’après-midi rassérénés je pense, de savoir mutuellement que nous serons pendant 1 mois entre gens de bonne compagnie. De date de départ précise point, le GRANDE FRANCIA a pris du retard c’est tout ce que l’on peut nous dire !
PUERTO MADERO le nouveau quartier chic de BUENOS AIRES construit à l’emplacement des anciens docks
Coup de fil à LUIS puisque nous devons dîner chez eux le soir. Là, une surprise nous attend. Rendez vous est pris à 17 heures devant la CASA ROSADA, on ne se doute pas qu’il a fait avec sa femme deux heures de route pour venir nous chercher, (ils habitent à 40 kilomètres du centre de BA) mais il prend la direction de LOMAS DE ZAMORA (notre banlieue chicos) et nous explique en cours de route qu’il a assez de place dans son jardin pour nous accueillir et qu’ils ne vont pas nous laisser croupir ici. En ¼ d’heure, on paye le camping expliquant que notre bateau est là (hum) et on lève le camp. Encore un beau gymkhana à l’actif de Pierre, car de banlieue à banlieue, de nuit, en pleine heure de pointe, il ne nous faut pas perdre de vue la KANGOO de LUIS, (confiance modérée dans Mr GPS !). Nous arrivons enfin chez eux. Le jardin est parfait et leur maison charmante moderne et fonctionnelle.
FOOT
VENDREDI 27- SAMEDI 28 AVRIL :
Retour dans notre camping : occupations diverses et notamment la déclaration d’impôts à faire sur Internet et là, une bonne dose d’adrénaline nous assaille : il manque à Pierre le code pour pouvoir entrer dans le système, sinon impossible de faire la déclaration et chacun sait ce que cela entraîne. La seule solution est d’appeler notre voisin ROLAND, Pierre lui indique où se trouve le dossier « impôts » qu’il trouve sans problème dans le bureau. Nous sommes sauvés. Merci a lui car nous nous sentions vraiment très mal !
DIMANCHE 29 et LUNDI 30 AVRIL :
Nous profitons une fois encore d’un long week end de fiesta. Décidemment les argentins ne savent pas vivre sans bruit à forte dose et jusque fort tard dans la nuit. Pour corser le tout, des tournois de foot ball toutes catégories sont organisés sur les terrains alentours des « poussins » (trop mignons avec leurs tenues maxi parce qu’ils grandissent) jusqu’aux vétérans à la bedaine bien entretenue par la QUILMES ( la Kronenbourg locale), on va profiter du Goooooool hurlé sur les terrains.
Nous avons tout de même deux contacts qui nous remonte le moral un peu en baisse : un couple de français, pardon, catalan de Perpignan, prend contact avec nous. Christiane et Claude attendent aussi le GRANDE FRANCIA au moins serons nous sûrs d’avoir des compagnons de voyage qui parlent français. Un mail aussi, de LUIS et BETTY, les premiers argentins avec qui nous avions sympathisé lorsque nous visitions les MISSIONS JESUITES, prouve qu’ils ne nous ont pas oublié ; Rendez vous est pris avec les premiers chez GRIMALDI pour faire la paperasse d’embarquement mercredi, et avec nos argentins pour dîner chez eux le soir.
MARDI 1er MAI :
Fooooooot !
LA RECOLETA
JEUDI 26 AVRIL :
Grève des conducteurs de métro. Cela ne nous arrange pas, mais ils réclament un salaire de 2000 pesos par mois, soit 350 € ! CHRISTINA, la Présidente, va sans doute arranger çà car elle tient samedi un grand meeting qui va, selon les commentateurs de la télé, « changer l’Argentine ». Toujours est-il que les argentins avec lesquels nous discutons se plaignent du prix du MATE (leur boisson nationale, sur laquelle il y a une vraie spéculation) et du prix de la viande (que nous, nous trouvons très bon marché, le kilo de filet de bœuf tournant autour de 5/6 € mais qui est chère pour ces mangeurs de viande aux salaires si bas).
Ces considérations économiques évoquées, il ne nous reste plus qu’à marcher, attraper un bus, quand on sait où il va où un taxi en évitant de se faire arnaquer !
La RECOLETA : c’est le quartier chic, belles avenues, beaux immeubles où tous les balcons sont grillagés... Quant au cimetière, lieu incontournable de visite, c’est aussi un endroit très huppé où depuis 1820 sont inhumés tous les notables, les généraux qui se sont battus pour la nation et ...... EVITA PERON qui fait toujours l’objet d’un véritable culte.
Le tombeau d’EVITA
Celui la a l’honneur de figurer sur les billets de 100 pesos (17 €). C’est lui qui a exterminé les indiens de la Patagonie argentine vers 1870.
Dans ce cimetière, pas de simples tombes mais des mausolées qui semblent les uns les autres se défier à qui atteindra le luxe suprême ! Le charme du Père LACHAISE à PARIS est inégalable, pourtant lui aussi peut s’enorgueillir de tombes tarabiscotées et prétentieuses...
Bon, maintenant, il s’agit de me trouver une paire de chaussures, car ce soir nous allons assister à l’un des plus beaux spectacles de TANGO de BUENOS AIRES, au Théâtre fondé par Astor PIAZZOLLA un grand du TANGO. Mais avant, les chaussures vont me servir à me lancer pendant un cours de deux heures dans le fameux pas diabolique et surtout deux ou trois combinaisons de figures qui ne se maîtrisent pas comme çà ! Même Pierre s’est pris au jeu et comme nous n’étions pas les seuls à nous embrouiller les gambettes, on s’est finalement bien amusés !
Sur scène, à voir ensuite évoluer les couples (photos interdites) il y a de quoi être épaté par la beauté des corps, la souplesse, et les enchaînements de pas époustouflants. Bref, du grand art.
A minuit, nous rejoignons l’hôtel au pas de course, il fait un froid de canard, en quelques jours l’hiver est arrivé.
LA BOCA
MERCREDI 25 AVRIL :
Au programme : d’abord le quartier de la BOCA dont on fait tout un flan. C’est drôle, gai, coloré, mais finalement on fait très vite le tour. Les marchands du temple sont bien présents et l’on ne risque pas d’y mourir de faim vu le nombre de restos et de rabatteurs...
Le musée est intéressant, crée par le grand homme de la BOCA, Quinquela MARTIN, un gamin du quartier devenu un peintre célèbre dans les années 1920/1930. C’est lui qui a eu l’idée de peindre les maisons en tôles ondulées, suivi par les habitants qui tous ont eu a cœur d’exprimer leur originalité. Devenu riche, il n’oublia pas son quartier et le dota d’une école, d’un centre culturel pour les artistes, et du musée qui abrite quelques belles toiles et des figures de proue.
Pour les fouteux: le stade de LA BOCA ou jouait MARADONNA
Après, en taxi nous rejoignons l’avenue SANTA FE, pour faire les magasins et surtout voir l’une des 5 plus belles librairies du monde « l’ATHENEA ». Installée dans un ancien théâtre à l’italienne datant de 1920, la librairie d’aujourd’hui a eu l’intelligence de conserver le lieu intact : la belle scène avec ses rideaux rouges, les corbeilles où l’on peut s’installer pour bouquiner en paix, la machinerie est en état de fonctionner et dans cet immense espace les bibliothèques s’intègrent parfaitement bien.
En fin d’après midi, un peu de repos à l’hôtel avant d’aller dîner, non sans faire une halte au « CAFE TORTONI », le même établissement qui fit courir tout PARIS au milieu du 19ème et qui se trouvait Bd des Italiens.
JUMBO
MARDI 24 AVRIL :
On quitte notre zone qui, a-t-on appris est essentiellement habitée par des immigrés boliviens et paraguayens. Le patron du camping nous a dit que la ville comptait 35 000 habitants et qu’à dix minutes de là c’était un quartier résidentiel ! Ici, les clients n’entrent pas dans les boutiques (pratique pour les achats) les commerçants vous passent ce que vous désirez par une petite porte grillagée. L’explication : comme ils manient essentiellement de l’argent liquide, ils ont peur de se faire braquer !
A ¾ d’heure de bus et de tram : un autre monde, celui de la consommation avec JUMBO, le plus grand hyper marché que l’on trouve aussi bien au CHILI qu’en ARGENTINE.. C’est un peu « déboussolant », mais je trouve un salon de coiffure digne de ce nom, et je ne dédaigne pas un peu de luxe quand il se présente !
LOMAS DE ZAMORRA SUITE
LUNDI 23 AVRIL :
Journée rangement, lavage, il s’agit aussi de mettre de côté ce dont nous aurons besoin sur le bateau pendant un mois. C’est dit, pour le prochain voyage nous allons nous convertir au livre électronique. 10 Kg de bouquins et de guides c’est trop. Nous allons étudier le sujet, plusieurs voyageurs de notre connaissance s’y sont mis, la lecture est parfaite même en plein soleil, et le choix est illimité....
PLAZA DORREGO
DIMANCHE 22 AVRIL :
A 10 Heures, nous sommes sur les lieux : la fameuse place DORREGO, et la rue DEFENSA, le marché aux puces à BUENOS AIRES avec un petit air Montmartrois, que nous trouvons évidemment beaucoup plus « exotique » !
On y trouve, témoin d’une gloire passée, quantité d’argenterie, de porcelaines, de cristaux, de nappes brodées, le tout sous un soleil radieux. Les prix sont bas par rapport à la France. Toujours attirée par les tissus, je ne résiste pas devant un volant de jupe à crinoline entièrement brodé, et perlé. La soie est mure bien sûr, mais les broderies appliquées sur un fond de tarlatane* sont intactes sur 4 mètres de long et 80 de large. Pour moi, c’est une petite merveille acquise pour 17 €, qui va me donner des heures de travail pour découper et appliquer les motifs sur un autre support....
*la tarlatane, pour les non initiés est une étoffe de coton très aérée qui sert de maintien dans différents travaux de couture.
Après ces considérations toutes personnelles, je n’ai pas bien compris pourquoi mon beau-frère François (toujours lui !) nous a affublés dans un commentaire du terme « d’assassins » ? C’est carrément celui de « crétins » qu’il aurait du utiliser s’il pensait qu’après 25 000 kilomètres de voyage (pendant lesquels nous ne prétendons pas avoir tout vu et tout fait), nous allions simplement faire du camping pendant 15 jours dans une banlieue pourrie. Mais sans doute était-ce de l’humour et finalement on le prend comme tel.
BUENOS AIRES 1
SAMEDI 21 AVRIL :
On se lance. Un circuit touristique édifiant, nous traversons la banlieue la plus moche de BUENOS AIRES ! Impossible de dire qu’on prend plaisir à voir ces quartiers abandonnés à eux-mêmes qui dépassent de loin les zones à problèmes de la région parisienne.
Le chauffeur du bus est plus qu’étonné de nous voir monter dans son véhicule et se demande visiblement ce qu’on fait là !
Le chauffeur du bus nous a donné son numéro de portable au cas où…..
Arrivés Place de Mai, nous passons d’un monde à l’autre.
La Casa Rosada siège de la Présidence
Les vétérans de la guerre des Malouines campent sur la Plaza de Mayo pour ne pas se faire oublier 30 ans après.
Ils remplacent les “folles de Mai”, qui viennent toujours chaque jeudi mais dont le nombre diminue.
De ce balcon a été déclaré l’indépendance de l’Argentine en 1810.
60 ans après sa mort Evita PERON est toujours présente, ici sur l’immeuble de la radio nationale.
A la recherche d’un hôtel afin de passer trois jours dans la capitale pour pouvoir sortir le soir. Nous en trouvons un qui nous convient à deux pas du célèbre CAFE TORTONI haut lieu des nuits portenotes.
VERS BUENOS AIRES .
VENDREDI 20 AVRIL :
C’est la dernière tranche, toujours de 350 kilomètres qui va nous permettre d’arriver non pas à BUENOS AIRES mais dans une de ses banlieues à 25 kilomètres du centre. Il y a seulement deux campings pour l’immense métropole qui compte 13 Millions d’habitants. Le premier, à 6 ou 7 kilomètres de TIGRE dans le delta du PARANA, donc à 30 kilomètre de la Place de Mai. Plusieurs avis nous l’ont fortement déconseillé, (environnement proche, accueil, propreté) ; nous avons donc opté pour le deuxième EL AUTO CAMPING BALNEARIO, sur la commune de LOMAS DE ZAMORA.
Il s’agit d’un terrain de 13 hectares consacré aux loisirs, très arboré, clos (important) où nous avons été très gentiment accueillis. A part quelques « cabanas » occupées le week end, nous sommes seuls et le patron sans rechigner nous a consenti un prix pour les deux semaines où nous allons rester en attente du bateau.
Voila pour le lieu, maintenant l’environnement : l’agglomération à poussé, plutôt mal que bien, tout autour et le résultat est assez « craignos ». Une population très pauvre qui vit dans des taudis, des ordures en tas dans des rues bouchées par des troncs d’arbres et des gravats, l’exemple même d’une municipalité qui ne fait rien de rien pour améliorer un tant soit peu le sort de ses habitants.
Heureusement le bus s’arrête devant la porte, et tout combiné, bus, tramway et métro, il nous faut 1 heure ¾ pour arriver dans le centre et en revenir. Inutile de préciser qu’il est fortement déconseillé de traîner la nuit dans les parages ! A part çà, une fois rentrés chez nous tout va bien.



































